Le directeur technique honoraire de Ripple, David Schwartz, a récemment fait une déclaration concernant la possibilité de récupérer des actifs volés sur le XRP Ledger. Il a affirmé que la fonctionnalité « Clawback » du réseau ne pouvait pas être utilisée pour annuler des transactions frauduleuses liées au XRP natif.
Cette clarification intervient après un incident de sécurité sérieux ciblant la communauté GTF et Apex.
L’incident a commencé lorsque le compte X de la plateforme de financement commercial global (GTF) a signalé que leur portefeuille VC avait été compromis via une « fausse offre NFT » et une escroquerie « XRP Voucher ». Selon l’annonce, l’attaque a affecté le deuxième fournisseur de liquidités (LP) du projet. Ce compte a également appelé la communauté à soutenir et a demandé à transmettre les informations à Schwartz pour une intervention d’urgence.
Certains utilisateurs pensent que le mécanisme « Clawback » sur le XRP Ledger pourrait aider à récupérer des actifs volés. Cependant, Schwartz a rapidement rejeté cette possibilité, soulignant que le XRP ne possède pas d’émetteur. Selon lui, seuls les actifs émis par une organisation peuvent être récupérés via Clawback — ce qui n’est pas le cas du XRP.
Sur le XRP Ledger, la majorité des tokens (comme les stablecoins, les actifs collatéralisés ou les tokens meme) sont des actifs émis par une adresse spécifique. Les utilisateurs doivent établir une « trustline » avec l’émetteur pour pouvoir détenir ces tokens. Si l’émetteur active l’option Clawback (introduite par la mise à jour XLS-39), il peut retirer des tokens du portefeuille de l’utilisateur — un mécanisme généralement utilisé pour les actifs gérés comme les stablecoins, afin de geler des fonds ou d’annuler des transactions frauduleuses.
En revanche, le XRP est le seul actif sur le registre qui n’est pas émis par un compte spécifique. Il n’existe pas de « compte émetteur » détenant une clé privée pour exécuter une commande de récupération. Cette structure permet au XRP de conserver ses propriétés anti-censure et d’éviter toute intervention ou manipulation rétroactive des transactions.