Le Brésil réintroduit le projet de loi 4501/2024 pour acheter jusqu’à 1 million de BTC sur 5 ans, avec une allocation prévue de 68 milliards de dollars et Bitcoin comme garantie pour Drex.
Le Brésil a relancé une proposition qui pourrait transformer sa stratégie de réserve et sa politique d’actifs numériques.
Les législateurs ont réintroduit le projet de loi 4501/2024 pour autoriser la création d’une Réserve Stratégique Souveraine de Bitcoin appelée RESBit.
La mesure propose que le Brésil acquière jusqu’à 1 million de Bitcoin sur une période de cinq ans, positionnant le pays parmi les plus grands détenteurs d’État potentiels de BTC si elle est approuvée.
Le projet de loi réintroduit établit un plan structuré pour accumuler jusqu’à 1 million de BTC en cinq ans. Les achats seraient progressifs et soumis à une supervision réglementaire.
La réserve fonctionnerait sous le nom de RESBit et ferait partie de la structure du trésor national du Brésil.
Le député Luiz Gastão a présenté le projet de loi « Réserve Stratégique Souveraine de Bitcoin » (PL 4501/2024) au Comité de développement économique du Brésil le 9 février.
Le plan : accumuler 1 million de BTC sur 5 ans par des achats progressifs du gouvernement. pic.twitter.com/YmzVS7IWJ6
— TFTC (@TFTC21) 13 février 2026
Les responsabilités de gestion seraient réparties entre la banque centrale du Brésil et le ministère des Finances. La proposition prévoit également des mesures de transparence, notamment des divulgations périodiques au Congrès.
Ces rapports détailleraient les pratiques de garde, les transactions et l’état global de la réserve.
Les premières versions permettaient d’allouer jusqu’à 5 % des réserves étrangères du Brésil au Bitcoin. La version mise à jour élargit le champ d’application et définit des lignes directrices opérationnelles.
Les législateurs déclarent que l’objectif est de diversifier les actifs de réserve nationale par le biais de détentions numériques.
Le député Luiz Gastão a indiqué que l’acquisition de 1 million de BTC pourrait nécessiter au moins 69 milliards de dollars. Cette estimation est basée sur les prix actuels du marché et la planification d’acquisition prévue.
Le projet de loi doit passer par le Comité des Finances et de la Fiscalité, le Comité de la Constitution et de la Justice, ainsi que le Comité des Sciences et de la Technologie avant d’avancer.
Le Brésil a tout juste réintroduit un projet de loi pour acquérir 1 MILLION de bitcoins en tant que réserve stratégique nationale.
Pas 1 000. Pas 10 000. Un million de BTC. Environ 69 milliards de dollars aux prix d’aujourd’hui.
La course nationale au Bitcoin s’accélère. 🧵 pic.twitter.com/kzjJRPYT4B
— TFTC (@TFTC21) 13 février 2026
La proposition inclut des protections juridiques relatives à la propriété des actifs numériques. Elle affirme le droit à l’autogarde et au transfert libre des actifs numériques.
La confidentialité s’appliquerait sauf si une ordonnance judiciaire spécifique autorise la divulgation.
Le texte prévoit également d’interdire la vente de Bitcoin saisi par les autorités judiciaires. Il permettrait que les taxes soient payées en Bitcoin et soutient les opérations minières au sein du Brésil.
Les entités publiques pourraient détenir temporairement des produits négociés en bourse adossés au BTC lors de situations d’urgence.
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Le projet de loi 4501/2024 propose également que Bitcoin serve de garantie pour Drex, la monnaie numérique de la banque centrale du Brésil. La mesure intégrerait le BTC dans le cadre monétaire brésilien.
Les législateurs décrivent cette approche comme une combinaison de gestion de réserve et d’innovation numérique.
Le député Eros Biondini a rédigé la proposition et soutient les initiatives de politique crypto au Congrès. Il a évoqué la quantité fixe de Bitcoin et la sécurité du réseau lors de discussions législatives.
Le projet de loi présente Bitcoin comme complémentaire aux actifs de réserve traditionnels.
La banque centrale serait tenue de publier des rapports semestriels au Congrès national.
Ces mises à jour détailleraient les arrangements de garde et la performance de la réserve. L’Internal Revenue Service disposerait de 12 mois après la promulgation pour mettre en œuvre les systèmes technologiques nécessaires à la conformité et à la supervision.