Fortune rapporte plus d’un milliard de dollars en flux liés à l’Iran sur Binance ; CZ affirme que toutes les transactions ont été traitées via des outils AML tiers et nie toute faute.
Binance fait face à de nouvelles critiques après qu’un rapport a affirmé que plus d’un milliard de dollars en cryptomonnaies auraient pu atteindre des entités liées à l’Iran. Les allégations ont été publiées par Fortune le 13 février 2026.
L’ancien PDG de Binance, Changpeng Zhao, connu sous le nom de CZ, a rejeté ces accusations en affirmant que toutes les transactions passaient par des systèmes AML tiers.
Fortune a rapporté que le personnel de conformité interne avait identifié plus d’un milliard de dollars de flux liés à l’Iran.
Les fonds étaient principalement en Tether (USDT) et circulaient via la blockchain Tron. Les transactions auraient eu lieu entre mars 2024 et août 2025.
🚨 MAINTENANT : L’ANCIEN PDG DE BINANCE @CZ_BINANCE RÉAGIT À UN RAPPORT DE FORTUNE ACCUSANT L’ÉCHANGE D’AVOIR LICENCIÉ DES ENQUÊTEURS AYANT DÉCOUVERT PLUS D’UN MILLIARD DE DOLLARS DE TRANSACTIONS SANCTIONNÉES LIÉES À L’IRAN
CZ a qualifié l’article de « contradictoire » et a suggéré que les enquêteurs auraient pu être licenciés pour ne pas avoir… pic.twitter.com/WNT0Tj9XTE
— BSCN (@BSCNews) 13 février 2026
Le rapport indique que cette activité pourrait enfreindre les règles de sanctions américaines. La loi américaine limite la plupart des transactions financières avec l’Iran.
Binance avait déjà accepté de suivre des mesures strictes de conformité après son règlement de 2023 avec les autorités américaines.
Selon le rapport, les enquêteurs ont partagé leurs conclusions avec la haute direction. Peu de temps après, au moins cinq membres seniors de l’équipe de conformité ont été licenciés.
Plusieurs autres ont également quitté l’entreprise lors d’une réorganisation plus large de l’équipe de conformité.
Binance a payé un règlement de 4,3 milliards de dollars en 2023 aux agences américaines, notamment le Département de la Justice, l’OFAC et FinCEN.
L’affaire concernait des défaillances passées en matière d’AML, KYC et sanctions, y compris des transactions liées à des régions sanctionnées.
Binance fait face à de nouvelles accusations potentielles de violation des sanctions impliquant l’Iran, selon un rapport exclusif récent de @FortuneMagazine (publié le 13 février 2026).
Des enquêteurs internes de Binance auraient découvert des preuves que plus d’un milliard de dollars…
— MartyParty (@martypartymusic) 13 février 2026
Dans le cadre de cet accord, Binance s’était engagé à renforcer ses systèmes de surveillance.
Il avait également accepté d’améliorer ses processus de reporting interne et de supervision. Les dernières allégations interviennent alors que ces contrôles devaient être en place.
Fortune a rapporté que au moins quatre autres responsables seniors de la conformité ont quitté l’entreprise ces derniers mois.
Ces départs ont eu lieu alors que Binance ajustait sa structure interne. Les sources publiques n’ont pas confirmé les raisons exactes de chaque licenciement.
CZ a répondu publiquement à l’article de Fortune. Il a qualifié le rapport de « contradictoire ». Il a suggéré que certains employés auraient pu être licenciés pour ne pas avoir arrêté des violations, et non pour les avoir découvertes.
Changpeng a déclaré que Binance fait « CHAQUE transaction via plusieurs outils AML tiers ». Il a précisé que ces systèmes analysent l’activité pour détecter des risques de sanctions.
Il a ajouté que si des violations avaient eu lieu, ces outils ne les auraient pas signalées.
CZ a également critiqué l’utilisation de sources anonymes dans le rapport. Il a affirmé que ces sources pourraient être « mécontentes ou payées pour FUD ».
Binance a publié une déclaration séparée réaffirmant son engagement à respecter les sanctions internationales. La société a indiqué continuer à bloquer les utilisateurs et les juridictions prohibés.