La Maison Blanche intervient dans les discussions sur le rendement des stablecoins et reshape le débat sur la structure du marché crypto.
Des règles provisoires limitent les récompenses sur les soldes inactifs et lient le rendement des stablecoins à l’activité transactionnelle.
Les banques avertissent que le rendement des stablecoins pourrait concurrencer les dépôts alors que les régulateurs préparent des sanctions strictes.
La Maison Blanche a pris part aux négociations concernant le rendement des stablecoins, modifiant l’équilibre dans les discussions autour du projet de loi sur la structure plus large du marché crypto. La journaliste Eleanor Terrett a rapporté que des responsables de l’administration jouent désormais un rôle central dans les discussions. Son rapport a mis en évidence un changement clair de ton et de direction. Les législateurs ne laissent plus la question uniquement aux acteurs de l’industrie.
🚨NOUVEAU : Selon des sources présentes dans la salle, la réunion d’aujourd’hui sur les stablecoins était plus petite que celle de la semaine dernière et comprenait des représentants de @coinbase, @Ripple, @a16z, ainsi que des groupes professionnels @BlockchainAssn et @crypto_council. Aucun représentant bancaire individuel n’était présent — les voix des banques étaient représentées via des associations professionnelles…
— Eleanor Terrett (@EleanorTerrett) 20 février 2026
Le 19 février, la Maison Blanche a organisé une réunion à huis clos avec des entreprises crypto et des organisations bancaires. Coinbase, Ripple et Andreessen Horowitz ont été invités. Des associations professionnelles dans le secteur bancaire, telles que l’American Bankers Association et le Bank Policy Institute, ont également participé. Les participants ont concentré presque toute leur attention sur la manière dont les régulateurs traitent les récompenses des stablecoins. Des responsables de la Maison Blanche ont indiqué que la réunion sur la banque crypto est restée factuelle et axée sur des solutions pratiques après leur rencontre du 3 février.
Le rendement des stablecoins est devenu un point de friction dans le projet de loi. Les entreprises crypto souhaitent avoir la possibilité d’offrir des rendements sur les soldes de tokens inactifs. Les banques soutiennent que de telles récompenses pourraient détourner des dépôts des comptes traditionnels. En conséquence, les décideurs subissent désormais la pression des deux camps.
Le Conseil Crypto de la Maison Blanche a préparé un projet qui resserre la manière dont les entreprises peuvent structurer les récompenses. Patrick Witt dirige le conseil et supervise ses travaux politiques. La proposition autorise des récompenses liées à l’activité transactionnelle. Cependant, elle interdit un rendement global sur les soldes inactifs.
Les responsables visent à tracer une ligne claire entre utilisation active et détention passive. Ils veulent que les stablecoins soutiennent les paiements et le commerce. En même temps, ils souhaitent éviter des modèles qui ressemblent aux comptes d’épargne bancaires. Cette approche reflète un effort pour contenir le risque tout en préservant l’utilité.
Les entreprises crypto soutiennent que ces limites pourraient affaiblir le marché intérieur. Elles estiment que des récompenses flexibles aident les stablecoins à concurrencer à l’échelle mondiale. Cependant, les responsables de l’administration semblent concentrés sur la définition de limites strictes. Les négociateurs continuent d’affiner les critères concernant l’activité qualifiante.
Les banques ont ajusté leur message ces dernières semaines. Les avertissements précédents portaient sur la fuite des dépôts. Des sources de l’industrie suggèrent que la concurrence est au cœur du différend. Les émetteurs de stablecoins proposent des dollars numériques qui se déplacent rapidement et se règlent 24h/24.
Les banques considèrent les incitations au rendement comme une menace directe à leur activité principale. Elles craignent que les clients ne déplacent leurs fonds vers des dollars tokenisés. Pendant ce temps, les entreprises crypto insistent sur le fait que l’innovation ne doit pas faire face à des limites inutiles. Elles mettent aussi en garde contre le fait que des restrictions lourdes pourraient pousser le développement à l’étranger.
Malgré ces divergences, la réunion du 19 février ne s’est pas soldée par un conflit ouvert. Les participants ont décrit les discussions comme sérieuses et concentrées. Les deux camps continuent d’engager le dialogue avec les décideurs à l’approche des échéances.
Le dernier projet inclut un langage strict sur l’application des règles. Les régulateurs proposent des sanctions civiles pouvant atteindre 500 000 dollars par jour et par violation. Les législateurs souhaitent dissuader toute tentative d’évasion des plafonds de récompenses. Ainsi, la proposition intègre des dispositions anti-évasion.
Le cadre donne un pouvoir commun à la SEC, à la CFTC et au Département du Trésor. Selon les responsables, un contrôle mutuel éliminera les lacunes et la confusion. Ils veulent également des règles claires avant de faire avancer le projet de loi complet sur la structure du marché. Une échéance au 1er mars ajoute de la pression pour parvenir à un accord.
Le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, a récemment exprimé un optimisme quant aux perspectives du projet de loi. Il s’attend à ce que les législateurs progressent d’ici la fin avril. Plus tôt l’année dernière, Brad Garlinghouse avait souligné le lancement des contrats à terme XRP et des ETF sur le CME. L’implication de la Maison Blanche a accéléré les discussions et concentré l’attention sur le rendement des stablecoins.