Une deuxième série de discussions sur les stablecoins à la Maison Blanche a eu lieu cette semaine. La réunion était plus petite que celle de la semaine dernière.
Les entreprises crypto, les groupes de commerce et les associations bancaires avaient tous une place à la table. Cette fois, cependant, la Maison Blanche a pris la direction. La conversation est restée concentrée et a avancé dans une direction claire.
Selon Eleanor Terrett, des représentants de Coinbase, Ripple et a16z ont assisté à la séance. Des groupes de commerce comme la Blockchain Association et le Crypto Council for Innovation ont également rejoint la discussion. Les banques n’ont pas envoyé de représentants individuels.
Au lieu de cela, les voix des banques sont passées par des associations professionnelles, notamment l’American Bankers Association et l’Independent Community Bankers of America.
Le changement de ton était difficile à manquer. Lors des réunions précédentes, les entreprises crypto et les groupes de commerce bancaires guidaient largement la conversation. Cette fois, le directeur exécutif du Conseil crypto de la Maison Blanche, Patrick Witt, a présenté un texte provisoire qui est devenu le centre de la discussion.
Ce projet de texte répondait aux préoccupations soulevées par les banques dans le document « Principes sur les interdictions de rendement et d’intérêt » de la semaine dernière. Il clarifiait également que toute restriction sur les récompenses resterait limitée.
🚨NOUVEAU : Selon des sources présentes dans la salle, la réunion sur les stablecoins d’aujourd’hui était plus petite que celle de la semaine dernière et comprenait des représentants de @coinbase, @Ripple, @a16z, ainsi que des groupes de commerce @BlockchainAssn et @crypto_council. Aucun représentant bancaire individuel n’a assisté — les voix des banques étaient représentées via des associations professionnelles…
— Eleanor Terrett (@EleanorTerrett) 20 février 2026
Gagner des intérêts sur des soldes inactifs a été effectivement mis de côté. Cet objectif était une priorité pour l’industrie crypto. Maintenant, le débat a évolué.
L’accent est mis sur la possibilité pour les entreprises crypto d’offrir des récompenses liées à des activités spécifiques des utilisateurs plutôt qu’au simple détention de stablecoins.
Terrett rapporte qu’un participant du côté crypto a dit que les préoccupations des banques semblent davantage liées à la concurrence qu’à une véritable fuite de dépôts. La fuite de dépôts était la préoccupation initiale qui motivait la résistance des banques.
Une source du secteur bancaire a indiqué à Terrett qu’elles continuent de pousser pour une étude sur les sorties de dépôts. Cette étude examinerait la croissance des stablecoins de paiement et leur éventuel impact sur les dépôts bancaires au fil du temps.
Les banques ont également exprimé leur soutien au langage proposé pour lutter contre l’évasion dans le projet. Ce langage donnerait à la SEC, au Trésor et à la CFTC le pouvoir d’appliquer une interdiction des paiements d’intérêts sur les soldes inactifs.
Des pénalités civiles pourraient atteindre 500 000 dollars par violation, par jour. Pour les banques, ce mécanisme d’application est une victoire.
Les deux parties ont décrit la réunion comme productive et constructive. Ces mots sont devenus une habitude après chaque session. Mais le véritable test viendra dans les jours à venir.
Les groupes de commerce bancaires prévoient d’informer leurs membres de ce qui a été discuté. Ils évalueront ensuite combien de marge de manœuvre existe pour un compromis sur les structures de récompenses des stablecoins.
Terrett note qu’une source a indiqué qu’une échéance à la fin du mois ne semble pas irréaliste. D’autres discussions sont attendues dans les prochains jours.
L’écart entre les entreprises crypto et les banques se réduit, mais un accord final n’est pas encore en vue. Les prochaines sessions détermineront probablement si les deux parties peuvent parvenir à un langage acceptable pour tous.