Le pétrole Brent et le WTI chutent sous 79 dollars et 76 dollars alors qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran est attendu vendredi

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Le pétrole brut West Texas Intermediate s’est échangé sous 76 dollars le baril et le Brent a glissé sous 79 dollars le baril mercredi, alors que les deux références évoluaient près de leurs plus bas niveaux depuis début mars. La baisse fait suite aux attentes des investisseurs qu’un accord intérimaire américano-iranien, censé être signé en Suisse vendredi, puisse rapidement remettre sur le marché mondial des volumes significatifs de pétrole iranien. Le deal anticipé a réduit les inquiétudes liées à des perturbations de l’approvisionnement, qui avaient fait monter les prix fortement plus tôt dans l’année, les analystes notant que les marchés retirent rapidement la prime de risque géopolitique intégrée aux prix du pétrole pendant le conflit.

Le cadre d’accord américano-iranien permet l’accès aux ports et la traversée du détroit

L’accord intérimaire proposé permettrait, selon des informations, aux États-Unis de lever les restrictions pesant sur les ports iraniens, tandis que Téhéran autoriserait la circulation des navires-citernes en toute liberté à travers le détroit d’Ormuz. Avant l’escalade des tensions, près de 20 % des expéditions mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié passaient par cette voie maritime stratégique. La réouverture des routes de navigation pourrait libérer plus de 100 navires transportant du pétrole actuellement bloqués dans le Golfe, augmentant sensiblement l’offre disponible.

Le président Donald Trump a déclaré que l’accord empêcherait l’Iran de développer une arme nucléaire, tandis que des responsables américains ont indiqué que le deal permettrait à l’Iran de reprendre ses ventes de pétrole une fois signé. Le cadre étendrait également de 60 jours supplémentaires la fragile trêve conclue en avril, donnant plus de temps aux négociations en vue d’un règlement permanent.

Réaction des marchés et points de vue des analystes sur la normalisation de l’offre

Priyanka Sachdeva, analyste senior des marchés chez Phillip Nova, a noté que les traders intègrent de plus en plus un retour à des conditions normales. Toutefois, elle a mis en garde contre le fait que le trafic de navires-citernes à travers le détroit d’Ormuz n’a pas encore complètement repris, ce qui signifie que le processus de normalisation pourrait prendre du temps.

Hiroyuki Kikukawa de Nissan Securities Investment a déclaré que les prix du pétrole ont reculé alors que les traders anticipent la réouverture du détroit, mais que l’incertitude entourant les détails finaux de l’accord continue de limiter les ventes agressives.

Les tensions régionales persistent malgré des avancées diplomatiques

Malgré des avancées diplomatiques, les tensions restent élevées dans la région. L’armée iranienne a menacé une riposte sévère si les opérations israéliennes contre le Hezbollah se poursuivent au Liban. Au sommet du G7 en France, Trump a critiqué la campagne militaire d’Israël, affirmant que le conflit avait duré trop longtemps et entraîné un nombre excessif de victimes.

Inquiétudes sur la demande et baisse du flux de pétrole brut en provenance de Chine

Les attentes en matière d’approvisionnement ne sont pas le seul facteur pesant sur les prix du pétrole brut. L’Agence internationale de l’énergie a récemment averti que le conflit pourrait provoquer une baisse de la demande mondiale de pétrole plus importante que prévu et contribuer à un excédent d’offre renouvelé.

La Chine, plus grand importateur de pétrole brut au monde, a donné un autre signal baissier. Des données ont montré que le flux de pétrole brut du pays a reculé de 9,1 % en mai par rapport à un an plus tôt, atteignant le niveau le plus bas en près de quatre ans. Cette baisse suggère que les raffineurs pourraient puiser dans leurs stocks plutôt que d’augmenter leurs achats. En conséquence, les prix du pétrole ont chuté de près de 40 % par rapport aux sommets atteints au plus fort du conflit.

La baisse des stocks aux États-Unis limite les pertes sur les prix

Si la tendance générale du marché reste baissière, la baisse des stocks américains a aidé à limiter les pertes. D’après les chiffres de l’American Petroleum Institute, les stocks de pétrole brut US ont diminué de 8,9 millions de barils au cours de la semaine se terminant le 12 juin, pour s’établir à 340,3 millions de barils, leur niveau le plus bas depuis 1983. La réduction supérieure aux attentes indique une demande à court terme qui reste solide et des approvisionnements domestiques plus tendus, même si les perspectives d’offre mondiales s’améliorent.

FAQ

Qu’est-ce qui a fait baisser les prix du Brent et du WTI mercredi ?

Le Brent a glissé sous 79 dollars le baril et le WTI a été échangé sous 76 dollars le baril mercredi, alors que les investisseurs intégraient de plus en plus la possibilité d’un accord intérimaire américano-iranien attendu pour une signature en Suisse vendredi. Le deal anticipé a fait monter les attentes que les exportations iraniennes de pétrole puissent reprendre presque immédiatement, réduisant les inquiétudes liées aux perturbations de l’approvisionnement, qui avaient fait bondir les prix fortement plus tôt dans l’année.

Que prévoit l’accord américano-iranien anticipé ?

L’accord intérimaire proposé permettrait, selon des informations, aux États-Unis de lever les restrictions pesant sur les ports iraniens, tandis que Téhéran autoriserait la circulation des navires-citernes en toute liberté à travers le détroit d’Ormuz. Le cadre étendrait également de 60 jours supplémentaires la fragile trêve conclue en avril. Le président Donald Trump a déclaré que l’accord empêcherait l’Iran de développer une arme nucléaire, tandis que des responsables américains ont indiqué que le deal permettrait à l’Iran de reprendre ses ventes de pétrole une fois signé.

De combien les prix du pétrole ont-ils baissé par rapport à leurs sommets récents ?

Les prix du pétrole ont chuté de près de 40 % par rapport aux sommets atteints au plus fort du conflit. Mercredi, les deux références Brent et WTI évoluaient près de leurs plus bas niveaux depuis début mars, les analystes notant que les marchés retirent rapidement la prime de risque géopolitique qui avait été intégrée aux prix du pétrole pendant le conflit.

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