Le S&P 500 a atteint jeudi un nouveau sommet historique après des informations indiquant que des négociateurs américains et iraniens seraient parvenus à un projet d’accord de cessez-le-feu de 60 jours afin d’engager des discussions sur le programme nucléaire iranien. Le principal indice boursier a progressé d’environ 0,5% durant la séance, s’échangeant à 7 564,28 dollars au moment de la publication, avec un gain intraday de 0,58%. L’arrangement rapporté reste soumis à l’approbation du président Donald Trump, selon des comptes rendus citant des responsables américains et une source régionale. Le mouvement a prolongé une solide dynamique des actions américaines : le S&P 500 est en passe d’enregistrer un neuvième gain hebdomadaire consécutif, ce qui constituerait sa plus longue série de victoires depuis 2023. Goldman Sachs a relevé jeudi son objectif S&P 500 de fin 2026 à 8 000 dollars contre 7 600 dollars, invoquant des perspectives de résultats plus solides portées par l’investissement dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. La banque table désormais sur un bénéfice par action (BPA) des entreprises composant l’indice d’environ 340 dollars en 2026, soit une croissance de 24% d’une année sur l’autre, et prévoit que les sociétés liées aux investissements en lien avec l’IA pourraient représenter environ la moitié de la croissance des bénéfices du S&P 500 en 2026.
Détails de la proposition de cessez-le-feu US-Iran
Le mémorandum d’accord rapporté prolongerait le cessez-le-feu de 60 jours et créerait une fenêtre de négociations axées d’abord sur le programme nucléaire iranien. La proposition inclut des formulations selon lesquelles l’Iran ne poursuivrait pas d’arme nucléaire, tandis que les États-Unis accepteraient de discuter d’un allègement des sanctions et de la libération de fonds iraniens gelés. Le cadre devrait également traiter du transport maritime à travers le détroit d’Hormuz. Selon les termes rapportés, le transport maritime commercial resterait sans restriction pendant les 60 jours, tandis que la marine américaine réduirait son blocus en fonction du rétablissement de l’activité de transport maritime. Le mémorandum inclurait aussi un mécanisme destiné à aider l’Iran à recevoir des biens et une aide humanitaire. Le détroit d’Hormuz demeure une voie clé pour les expéditions énergétiques mondiales, et les acteurs du marché ont suivi de près l’évolution du trafic au cours des périodes de tensions militaires. Les informations faisant état d’un possible assouplissement des restrictions ont contribué à relever l’appétit pour le risque sur les actions américaines, même si les traders continuaient de surveiller si la Maison-Blanche approuverait formellement l’accord.
Goldman Sachs relève son objectif de fin d’année porté par les résultats liés à l’IA
Goldman Sachs a relevé son objectif de fin 2026 pour le S&P 500 à 8 000 dollars, contre 7 600 dollars. Cette nouvelle prévision place Goldman aux côtés de Morgan Stanley et de Deutsche Bank, qui ont également publié des objectifs de fin d’année proches de 8 000 dollars. Le niveau révisé suggère un potentiel de hausse supplémentaire par rapport à la clôture récente de l’indice autour de 7 519 dollars, les attentes de rendement total étant soutenues par les dividendes. La prévision de Goldman repose sur des projections de résultats plus solides pour le S&P 500. La banque table désormais sur un BPA des entreprises de l’indice d’environ 340 dollars en 2026, soit une croissance de 24% d’une année sur l’autre. Elle anticipe aussi un BPA d’environ 385 dollars en 2027, signalant une poursuite de la croissance des profits au-delà de l’année en cours. Les infrastructures d’intelligence artificielle restent au cœur de son scénario. Goldman estime que les sociétés liées aux investissements en IA, y compris les fabricants de semi-conducteurs et les fournisseurs d’infrastructures cloud, pourraient représenter environ la moitié de la croissance des bénéfices du S&P 500 en 2026. L’analyse de Goldman indique que les gains de cours ont été soutenus par des révisions des bénéfices, et pas uniquement par des multiples de valorisation plus élevés.
Rendements du Trésor et concentration des résultats comme contraintes pour le marché
La concentration de la croissance des bénéfices dans les sociétés liées à l’IA demeure un point central pour les stratèges de Wall Street. Une grande part de l’expansion des profits projetée dépend de la poursuite des dépenses des grandes entreprises technologiques en puces, capacité cloud, centres de données et matériel connexe. Certains modèles de marché ont attribué de plus faibles chances au S&P 500 d’atteindre 8 000 dollars, avec des fourchettes de probabilité plus élevées centrées entre 7 200 et 7 600. Des stratèges plus prudents ont aussi pointé les rendements obligataires, la croissance économique et la politique de la Réserve fédérale comme des contraintes possibles à de nouveaux gains sur les actions. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reste étroitement surveillé, notamment s’il s’approche de 4,75% ou dépasse ce seuil. Des rendements plus élevés pourraient peser sur les valorisations des actions en rendant les bénéfices futurs moins attractifs par rapport aux rendements des titres à revenu fixe. Les données sur l’inflation, en particulier les dépenses de consommation personnelles de base, restent également importantes pour les attentes concernant la politique monétaire. Les marchés de prédiction ont aussi reflété un intérêt croissant pour la trajectoire du S&P 500 : Kalshi prévoit qu’il y a une probabilité de 60% que l’indice atteigne 8 000 dollars cette année.