Le Zimbabwe lève l’interdiction des crypto-actifs de 2018 et la remplace par un régime d’autorisation : 500 dollars d’enregistrement, délit pénal en cas d’infraction

津巴布韋廢除加密禁令

Le 12 juin, le Zimbabwe a publié le décret-loi n° 99, qui exige que tous les prestataires de services d’actifs virtuels (VASP) opérant au Zimbabwe s’enregistrent auprès de la Cellule de renseignements financiers (FIU) de la Banque de réserve du Zimbabwe, avec des frais d’inscription de 500 dollars et un renouvellement annuel de 400 dollars ; toute activité sans enregistrement constitue une infraction pénale. Cette mesure remplace l’interdiction de 2018 de la Banque de réserve du Zimbabwe, qui interdisait aux institutions financières de traiter des transactions de cryptomonnaies.

Dispositions du décret-loi n° 99 du Zimbabwe

Conformément au décret-loi n° 99 publié le 12 juin 2026 :

Personnes concernées : toutes les entreprises exerçant au Zimbabwe des activités d’achat, de vente, de transfert ou de conservation d’actifs numériques

Organisme d’enregistrement : Cellule de renseignements financiers (FIU) de la Banque de réserve du Zimbabwe

Frais d’enregistrement : 500 dollars (ponctuels)

Renouvellement annuel : 400 dollars

Durée de validité du certificat : un an, non transférable (les entreprises ne peuvent pas obtenir l’autorisation via des acquisitions de sociétés, etc.)

Pénalisation : toute activité non enregistrée constitue une infraction pénale

Exigences supplémentaires : certaines sociétés, selon la nature de leurs activités, pourraient aussi devoir obtenir une autorisation distincte de la SECZIM, l’autorité de régulation des valeurs mobilières du Zimbabwe

De l’interdiction de 2018 au régime d’autorisation en 2026 : confirmation d’un changement

Selon des informations relayées, l’évolution de la réglementation au Zimbabwe est la suivante : en 2018, la Banque de réserve du Zimbabwe a interdit aux institutions financières de traiter des transactions de cryptomonnaies. Après l’adoption de l’interdiction, les transactions n’ont pas cessé : elles ont plutôt basculé dans l’ombre, les plateformes pair-à-pair devenant le principal moyen pour les citoyens zimbabwéens d’accéder aux actifs numériques. Le décret-loi n° 99 marque le passage du Zimbabwe de l’interdiction à une supervision officielle, tout en confirmant clairement qu’il ne s’agit pas d’une reconnaissance des cryptomonnaies comme monnaie ayant cours légal.

Les informations indiquent que le Zimbabwe a connu la pire hyperinflation maligne de l’histoire moderne, ce qui a fortement érodé la confiance du public envers la monnaie nationale, rendant les actifs libellés en dollars (y compris les cryptomonnaies) particulièrement attractifs pour la population générale.

Données de taille du marché dans l’Afrique subsaharienne : confirmation

D’après les données publiées par Chainalysis :

Période : de juillet 2024 à juin 2025

Montant des transactions on-chain en Afrique subsaharienne : plus de 205 milliards de dollars

Taux de croissance annuel : environ 52%

Questions fréquentes

Les cryptomonnaies du Zimbabwe ont-elles désormais un statut de monnaie ayant cours légal ?

D’après le décret-loi n° 99, non. Le Zimbabwe confirme explicitement que ce cadre vise à créer un espace réglementé pour les entreprises d’actifs numériques, et non à déclarer les cryptomonnaies comme monnaie ayant cours légal. Des actifs numériques comme le Bitcoin ne disposent pas du statut de monnaie ayant cours légal au Zimbabwe.

Quels acteurs doivent obtenir une autorisation supplémentaire de SECZIM ?

D’après les informations relayées, selon la nature des activités, certaines entreprises pourraient devoir obtenir une autorisation distincte de la SECZIM, l’autorité de régulation des valeurs mobilières du Zimbabwe, en plus de l’enregistrement auprès de la FIU de la Banque de réserve. Les conditions exactes d’application ne sont pas détaillées dans les informations publiques.

Quel est le lien entre le système d’enregistrement des VASP du Zimbabwe et les normes du GAFI (FATF) ?

D’après les informations relayées, le décret-loi n° 99 intègre explicitement des accords de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et de lutte contre le financement du terrorisme (CFT), ce qui rapproche le Zimbabwe des normes de supervision des VASP définies par le Groupe d’action financière (FATF).

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