Les autorités japonaises ont arrêté Hu Xiaowei, également connu sous le nom de Hu Shi, un homme de 44 ans, citoyen chypriote, identifié comme une figure dirigeante du Prince Group, basé au Cambodge. La police métropolitaine de Tokyo a retenu Hu sur des accusations de soumission de documents d’enregistrement de résidence falsifiés dans l’arrondissement de Chuo à Tokyo en avril 2026. Des responsables américains ont accusé le Prince Group d’avoir mis en place de vastes opérations d’arnaque d’investissement en ligne visant des victimes dans plusieurs pays, et des autorités japonaises auraient utilisé l’accusation administrative comme base pour enquêter sur le rôle présumé de Hu au sein de l’organisation. L’arrestation constitue une étape supplémentaire dans les efforts internationaux visant à perturber des réseaux de fraude liés aux cryptomonnaies opérant au-delà des frontières.
Sanctions du Trésor américain visant 146 entités liées au Prince Group
Les autorités américaines ont identifié le Prince Group comme une organisation majeure impliquée dans des escroqueries mondiales d’investissement en ligne, notamment des stratagèmes dits de « pig-butchering ». Ces opérations consistent généralement à établir des relations avec les victimes avant de les diriger vers des plateformes frauduleuses d’investissement en cryptomonnaies conçues pour voler des fonds.
En octobre 2025, le département du Trésor américain et le ministère de la Justice ont annoncé des sanctions contre 146 personnes et entités associées au Prince Group, Hu étant apparemment inclus sous l’alias « Chen Xiaoe ». Les autorités ont allégué que le réseau opérait depuis le Cambodge via de grandes installations de centres d’appels, où des travailleurs victimes de la traite étaient forcés de mener des activités frauduleuses visant des victimes internationales.
Le président du groupe avait été détenu auparavant par les autorités cambodgiennes puis extradé vers la Chine, tandis que la localisation de Hu est restée inconnue jusqu’à ce que des enquêteurs japonais l’y retrouvent.
La police de Tokyo suit Hu grâce à des images de surveillance
Des sources policières ont indiqué que Hu était considéré comme un membre senior du groupe et qu’il a été identifié après que les enquêteurs ont retracé ses déplacements à partir d’images de surveillance provenant d’hôtels de luxe à Osaka avant son arrestation.
Des informations indiquent que Hu avait établi une présence commerciale au Japon, notamment une société de trading basée à Tokyo fondée en 2023. Les registres d’entreprise montrent que le capital social enregistré de la société a augmenté de façon significative d’ici mars 2026, avec des adresses répertoriées liées à Londres, au district de Minami-Aoyama à Tokyo, à la préfecture d’Osaka, puis finalement à l’arrondissement de Chuo, où l’enregistrement de résidence contesté a été déposé.
Deux ressortissants chinois qui auraient aidé à soumettre les documents d’enregistrement falsifiés auraient également été arrêtés.
La détention met en évidence une coopération croissante entre juridictions visant des personnes accusées de soutenir des opérations d’escroquerie en cryptomonnaies à grande échelle. Après les restrictions financières imposées par les autorités américaines à des entités liées au Prince Group, l’enquête japonaise visant une figure présumée senior représente une répression internationale coordonnée contre des réseaux de fraude liés aux cryptomonnaies.
FAQ
Quelles accusations pèsent sur Hu Xiaowei au Japon ?
Hu Xiaowei a été détenu par la police métropolitaine de Tokyo pour des accusations de soumission de documents d’enregistrement de résidence falsifiés dans l’arrondissement de Chuo à Tokyo en avril 2026. Les autorités japonaises auraient utilisé la violation administrative comme base pour enquêter sur son rôle présumé au sein du Prince Group.
Quelles sanctions les États-Unis ont-ils imposées au Prince Group ?
En octobre 2025, le département du Trésor américain et le ministère de la Justice ont annoncé des sanctions contre 146 personnes et entités associées au Prince Group. Hu aurait été inclus sous l’alias « Chen Xiaoe ». Les autorités ont allégué que le réseau opérait depuis le Cambodge via des installations de centres d’appels menant des stratagèmes frauduleux d’investissement en cryptomonnaies.