Selon des informations relayées par la presse étrangère, Google a signé un accord avec le gouvernement américain, autorisant le ministère de la Défense des États-Unis (rebaptisé par Trump en « ministère de la Guerre ») à utiliser ses modèles d’intelligence artificielle pour des missions confidentielles. Cette décision fait que Google, comme d’autres géants de la technologie tels qu’OpenAI et xAI, devient officiellement un fournisseur de technologies confidentielles d’IA pour les forces armées américaines.
(OpenAI décroche le contrat d’IA du Pentagone ! Sam Altman admet une « décision précipitée », en soulignant que cela ne concerne pas la surveillance à grande échelle ni les armes automatiques)
Les modèles d’IA de Google seront déployés pour des missions de défense
Selon le rapport de The Information, ce contrat permettra au Pentagone d’utiliser la technologie d’intelligence artificielle de Google pour « toute finalité gouvernementale légale ». Ces réseaux confidentiels sont généralement utilisés pour traiter des travaux militaires hautement sensibles, couvrant notamment la planification des missions et le ciblage des armes. Un porte-parole de Google a déclaré aux médias que ce nouvel accord est un amendement à un contrat existant.
Armement de l’IA et exigences de sécurité : Google n’a pas le droit de s’opposer aux décisions de l’armée américaine
S’agissant des inquiétudes du public quant à l’armement de l’IA, le contrat indique clairement que le système d’IA « ne prévoit pas et ne devrait pas être utilisé, en l’absence d’une supervision et d’un contrôle humains appropriés, pour une surveillance intérieure à grande échelle ou des armes autonomes (y compris la sélection des objectifs) ». D’après le rapport, le contrat ajoute également une clause clé, stipulant explicitement que cet accord « n’accorde aucun droit de contrôle ni de veto concernant des décisions opérationnelles de combat gouvernementales légitimes ». En outre, l’accord exige que Google se conforme aux demandes du gouvernement américain et l’aide à ajuster les paramètres de sécurité de l’IA de l’entreprise ainsi que ses mécanismes de filtrage.
(Désinstallation de ChatGPT : le nombre explose de trois fois, inquiétudes liées à la sécurité des investissements dans le projet de coopération d’OpenAI avec le Pentagone)
Des centaines d’employés chez Google demandent au moins de refuser cet accord
Selon le rapport, plus de 600 employés de Google (y compris des membres de l’équipe du laboratoire d’IA de pointe DeepMind, détenu par l’entreprise) ont signé une lettre adressée au PDG Sundar Pichai, demandant instamment à la société de refuser toute mission confidentielle d’IA signée avec l’armée. Dans leur lettre, les employés soulignent :
« Nous voulons voir l’IA profiter à l’humanité, plutôt que de la voir utilisée de manière inhumaine ou extrêmement nocive, notamment les armes létales autonomes et la surveillance à grande échelle. »
À ce sujet, Google n’a pas répondu immédiatement au public. Manifestement, malgré l’opposition forte des employés en interne, l’accord de coopération avec l’armée américaine a finalement quand même été entériné.
(Quand l’IA devient une arme de niveau nucléaire : Ben Thompson évoque le conflit entre Anthropic et le Pentagone)
Cet article, selon lequel Google et le Pentagone signent un contrat d’IA confidentiel, et où des centaines d’employés signent pour s’y opposer, est apparu pour la première fois sur Chaîne news ABMedia.
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