L’enquêteur blockchain ZachXBT a annoncé le 13 juin qu’il décline toutes les demandes formulées par des victimes canadiennes d’escroquerie en crypto, invoquant une application des règles faible et des échecs de saisie d’actifs de la part des autorités canadiennes. Il a qualifié Toronto de plaque tournante mondiale du cybercrime, dans le top 5, et a déclaré que les agences gouvernementales du Canada pourraient être plus négligentes que celles en Inde ou au Nigeria. La déclaration met en évidence un décalage entre les capacités de preuve offertes par la blockchain et les mécanismes d’application hors ligne nécessaires au recouvrement des fonds des victimes.
ZachXBT a fait ces commentaires dans une série de publications le 13 juin, soutenant que les autorités canadiennes échouent régulièrement à poursuivre les auteurs ou à saisir des actifs gelés pour les victimes d’escroquerie. Il a écrit que la presse mainstream canadienne n’oserait pas rendre compte de la manière dont Toronto s’est développée au rang de plaque tournante du top 5 mondial pour les cybercriminels, et que les forces de l’ordre ne parviennent pas à poursuivre ou à saisir des actifs gelés pour ses victimes d’escroquerie, ajoutant qu’il a dû commencer à refuser toutes les victimes venant du Canada.
Il a cité deux affaires pour étayer son affirmation. D’abord, il a déclaré que les forces de l’ordre canadiennes ont ignoré un signalement concernant un acteur de la menace menant des arnaques par hameçonnage et qui rançonne désormais des entreprises pour des millions de dollars. Ensuite, il a décrit un cas dans lequel les autorités n’ont pas agi sur les preuves qu’il a fournies, affirmant que les preuves dont il dispose pour le premier exemple sont exactement le même type de preuves utilisé avec succès pour poursuivre des acteurs de la menace dans deux autres juridictions.
ZachXBT n’a pas nommé les acteurs de la menace spécifiques dans ses publications, invoquant la sensibilité de procédures en cours, mais a souligné que le décalage relevait davantage de la volonté et des capacités que des preuves.
Les remarques s’inscrivent dans une campagne plus large de ZachXBT, qui s’est forgé une réputation en poussant les échanges, les cabinets d’avocats et les régulateurs qu’il accuse de protéger ou d’ignorer des fonds illicites. Le mois dernier, Bitcoin.com News a rapporté son enquête accusant Kucoin d’avoir protégé 13 millions de dollars de crypto volée provenant d’enquêteurs allemands, ainsi que la manière dont il a mis en lumière une saisie de 71 millions de dollars par un cabinet de droit américain de fonds gelés liés au groupe Lazarus nord-coréen. Il a également publié des données divulguées sur un pipeline de paiements nord-coréen ayant déplacé de la crypto vers la monnaie fiduciaire.
Le Canada a récemment consigné une série d’affaires médiatisées de cybercriminalité. La police de Toronto a annoncé des arrestations qu’elle a qualifiées d’inédites dans le cadre d’une enquête sur une fraude menée via un SMS blaster, la première utilisation connue d’une technologie d’usurpation de dispositifs dans le pays. La Gendarmerie royale du Canada (GRC/RCMP) a également mis en avant des démantèlements d’opérations d’escroquerie prolifiques comptant des milliers de victimes. L’Évaluation nationale des menaces cybernétiques 2025-2026 du Centre canadien pour la cybersécurité a signalé la fraude et les rançongiciels comme des menaces en hausse pour les Canadiens.
La décision de ZachXBT de décliner les dossiers canadiens signifie que les victimes trompées dans cette juridiction peuvent avoir moins de voies pour récupérer des fonds, même lorsque les preuves apportées par la blockchain sont sans ambiguïté. L’analyse de la blockchain peut identifier des suspects et retracer l’argent volé avec une précision inhabituelle, mais le recouvrement dépend encore des tribunaux, de la police et des pouvoirs de gel d’actifs dans le monde hors ligne. Sans cette suite, même des preuves irréprochables restent bloquées.
ZachXBT a déjà utilisé la tactique de nommer des responsables et de publier des preuves afin de pousser les échanges et les cabinets à agir. Reste à voir si cette technique de pression publique suscite une réponse de la part des autorités canadiennes.
Que s’est-il passé le 13 juin selon ZachXBT ?
ZachXBT a annoncé le 13 juin qu’il décline toutes les demandes formulées par des victimes canadiennes d’escroquerie en crypto, invoquant une application des règles faible et des échecs de saisie d’actifs de la part des autorités canadiennes.
Pourquoi ZachXBT compare-t-il les agences canadiennes à l’Inde ou au Nigeria ?
ZachXBT a déclaré que les agences gouvernementales du Canada pourraient être plus négligentes que celles en Inde ou au Nigeria, affirmant que les autorités canadiennes échouent régulièrement à poursuivre les auteurs ou à saisir des actifs gelés pour les victimes d’escroquerie malgré la réception de preuves.
Quels deux exemples de dossiers ZachXBT a-t-il cités ?
ZachXBT a cité deux affaires : les forces de l’ordre canadiennes ont ignoré un signalement concernant un acteur de la menace menant des arnaques par hameçonnage et qui rançonne désormais des entreprises pour des millions de dollars, et les autorités n’ont pas agi sur les preuves qu’il a fournies, alors qu’il s’agissait du même type de preuves utilisé avec succès pour poursuivre des acteurs de la menace dans deux autres juridictions.
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